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Physiologie des insectes - la cuticule
nature et fonction
jeudi 26 avril 2007

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Article mis en ligne originellement par François Panchout sur une version antérieure du site du "monde des insectes".

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La cuticule des insectes est une sécrétion de l’exosquelette qui recouvre tout le corps de l’animal mais qui devient interne au niveau intestinal (stomodeum et proctodeum) et respiratoire. Elle est constituée de deux parties : une couche (endo et exo) cuticulaire profonde (10 µm) une couche épicuticulaire superficielle (1 µm) Ces couches sont percées de canalicules qui débouchent sur l’extérieur par des pores.

Schéma d’une coupe transversale de la cuticule des insectes

L’exo et l’endocuticule ont une composition chimique voisine. Elles sont formées de fibres de chitine qui sont par contre absentes dans l’épicuticule. Ces fibres sont contenues dans une matrice protéique amorphe (sans structure).

  • L’exocuticule présente des protéines tannées par des orthoquinones qui la rendent résistante et relativement imperméable à l’eau. Cette couche pré-exuviale est absente au niveau des membranes articulaires.
  • L’endocuticule est par contre non tannée. Elle est donc souple. On la rencontre non recouverte d’exocuticule au niveau des pleurites et au niveau des articulations. C’est une couche post-éxuviale.

L’épicuticule peut se diviser en deux parties, une interne et une externe.

  • La première présente une structure lamellaire à l’excrétion qui devient par la suite amorphe.
  • La seconde encore appelée cuticuline est essentiellement constituée de lipides hautement polymérisés qui résistent fortement aux réactifs chimiques !

Enfin, la couche de cires (monomoléculaire) et le cément (mélange de lipides et chromoprotéines) apportent une protection aussi bien chimique que hydrique. La cuticule, de part sa nature rigide, ne permet pas aux insectes d’avoir une croissance régulière dans le temps (comme un gastéropode par exemple). Des mécanismes physiologiques caractérisés par des mues périodiques permettent alors de palier à cette contrainte.


François Panchout.

Remis en ligne par Didier Roustide